
Retour sur le PEQ
Auteur·e·s
Naïmée Ramaglia
Publié le :
14 février 2025
Mes mains ne tremblent plus, mon cœur a cessé de battre trop fort, mes pensées ne sont plus qu’un amalgame de discours fragmentés et, pourtant, je me trouve au point le plus creux de ma semaine. Le Parlement étudiant de Québec (PEQ) de l’année 2025 est terminé. J’ai la certitude, en déposant mes sacs chez moi, que j’ai laissé derrière moi les cinq plus belles journées de l’année.
En 2025, la tendance est renversée: j’ai confiance en moi et je prends une place aussi prépondérante que mes confrères masculins.


Depuis 2018, je m’implique en politique pour une raison simple : m’entourer de gens qui partagent mon désir de rendre le monde qui nous entoure meilleur. Mon parcours a débuté avec la rencontre d’un professeur de Vanier College, Ara Karaboghossian, qui m’a transmis sa passion de la politique, si bien que je l’ai suivi, un peu sur un coup de tête, jusqu’au Forum étudiant. Je m’exprimais alors en dehors de la chambre avec des chroniques, des horoscopes humoristiques et des titres qui ont fait jaser. C’est seulement en 2020 lors de mon premier PEQ que j’ai pris la parole en chambre. Je critiquais un projet de loi flanquée de quatre Félix et dire que je ne me sentais pas encore à ma place serait un euphémisme.
En 2025, la tendance est renversée: j’ai confiance en moi et je prends une place aussi prépondérante que mes confrères masculins. Cette fois, je vais à la rencontre des gens en tant que la femme altruiste et engagée que je suis devenue. Finalement, je considère mes différences comme ma contribution la plus valable. Étant une femme et une étudiante en psychoéducation, j’envisage divers enjeux avec un angle différent.
À l’avenir, je n’ai plus qu’un seul souhait. Je souhaite que chaque personne que je côtoie sache qu’il n’existe pas de croyances sans importance ou d’ambitions trop banales, il existe seulement des voix à amplifier.